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VAE : un outil rénové pour valoriser l’expérience
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VAE : un outil rénové pour valoriser l’expérience

La validation des acquis de l’expérience (VAE) permet à toute personne de faire valoir son expérience professionnelle ou extra-professionnelle pour obtenir un diplôme, un titre à finalité professionnelle, un certificat de qualification professionnelle (CQP) ou un certificat de qualification professionnelle interbranches (CQPI) inscrit au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP). Récemment rénové par la loi du 5 mars 2014, la loi « Travail » du 8 août 2016 et par un décret du 4 juillet 2017, ce dispositif présente de multiples avantages pour les salariés comme pour les entreprises et favorise l’accès des salariés à la certification, sans nécessairement avoir recours à la formation.
Un accès facilité à la validation des acquis de l’expérience (VAE)

Pour entreprendre une démarche de VAE, il suffit désormais de justifier d’une expérience, professionnelle ou extra-professionnelle, d’au moins 1 an (au lieu de 3 ans auparavant) en lien direct avec la certification visée (diplôme, titre à finalité professionnelle, CQP/CQPI) ou avec le contenu d’un « bloc de compétences » de cette certification. Autre nouveauté : certaines périodes de formation pratique en entreprise peuvent dorénavant être comptabilisées au titre de l’expérience.

Dans le cadre de la VAE, le candidat peut faire valoir l’ensemble des expériences présentant un rapport direct avec la certification qu’il souhaite obtenir, que celles-ci aient été acquises au titre d’activités professionnelles salariées, non salariées, d’activités bénévoles, de volontariat ou via l’exercice de responsabilités syndicales, de mandats électoraux, ou encore en qualité de sportif de haut niveau.

L’expérience retenue peut avoir été acquise de manière continue ou discontinue, par exemple, dans le cadre de plusieurs contrats de travail ou d’activités de nature différente (salariée, bénévole, indépendante…). Certaines périodes de formation en entreprise peuvent aussi être prises en compte, sous réserve que la durée d’expérience acquise « hors formation » soit supérieure à celle des activités réalisées en formation. Ainsi, peuvent désormais être valorisées dans le cadre de la VAE :

  • les périodes de formation pratique pendant un contrat d’apprentissage, un contrat de professionnalisation ou un contrat unique d’insertion (CUI),
  • les préparations opérationnelles à l’emploi (POE)
  • les périodes de formation en milieu professionnel et « stages pratiques » réalisés en formation initiale ou en formation continue,
  • les périodes de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP), dispositif permettant à des salariés ou des demandeurs d’emploi de découvrir un métier ou un secteur d’activité, de confirmer un projet professionnel ou d’initier une démarche de recrutement.

A noter ! 

Les certifications accessibles dans le cadre de la VAE sont inscrites au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Il peut s’agir de diplômes, de titres à finalité professionnelle ou de certificats de qualification professionnelle (CQP et CQPI) créés par les branches professionnelles. Dans les Branches de l’Hôtellerie, de la Restauration, des Loisirs et des activités du Tourisme, 32 CQP sont ainsi inscrits au RNCP et accessibles par la VAE : pour en savoir plus sur l’obtention de ces certifications « 100 % métiers », consultez le site www.certidev.com

Un accompagnement renforcé, clé de succès de la démarche

L’accompagnement des candidats à la VAE est un élément indispensable à la réussite de la démarche. Et ce, à toutes les étapes du parcours, du choix de la certification au passage devant le jury. Individuel, collectif, en présentiel, à distance, au sein de l’entreprise ou en dehors de celle-ci… : l’accompagnement peut prendre différentes formes mais doit être adapté aux besoins de chaque candidat.

La réussite d’une démarche de VAE passe d’abord par le choix d’une certification adaptée, correspondant aux expériences et au parcours du salarié. Vous pouvez accompagner le salarié dans l’identification de la certification la plus appropriée. Ainsi, l’entretien professionnel réalisé au moins tous les deux ans est l’occasion :

  • d’informer le salarié sur la VAE et sur les besoins en qualification (présents ou futurs) de l’entreprise,
  • d’identifier les compétences déjà détenues par le salarié et de les comparer à celles exigées pour l’obtention d’une certification donnée (diplôme, titre à finalité professionnelle ou CQP/CQPI).

 

A noter !

Le Fafih peut vous aider lors de cette étape, en particulier s’il s’agit d’une démarche de « VAE collective », concernant plusieurs salariés de votre entreprise : un diagnostic préalable permettant d’identifier la ou les certification(s) adéquate(s) peut être réalisé. Parlez-en à votre conseiller Fafih.

 

Dans le cadre d’une démarche individuelle de VAE, le salarié peut être guidé dans le choix de la certification la plus adaptée à ses compétences et à son projet par un point conseil VAE ou un opérateur du conseil en évolution professionnelle (CEP)

L’accompagnement du salarié est un facteur de succès de la démarche à toutes les étapes de la VAE. Une fois le choix de la certification effectué, le candidat à la VAE doit en effet :

1. Déposer un dossier de recevabilité
Auprès de « l’organisme certificateur » (autorité administrative, établissement ou organisme délivrant la certification) afin d’établir qu’il remplit bien les conditions exigées par la réglementation, en particulier qu’il dispose d’une expérience d’au moins 1 an en rapport direct avec la certification visée. L’organisme certificateur peut proposer au candidat une aide gratuite à la constitution de ce dossier. Les opérateurs du conseil en évolution professionnelle (CEP) peuvent aussi guider le salarié dans cette démarche.

 

2. Constituer le dossier de VAE
A cette étape, l’accompagnement est essentiel car le salarié va devoir décrire et expliciter en quoi les compétences, aptitudes et connaissances acquises au cours de ses différentes expériences correspondent à celles exigées pour la délivrance de la certification visée. La « formalisation » des savoirs et savoir-faire détenus n’est pas nécessairement aisée, y compris pour des professionnels aguerris. D’où l’importance de se faire accompagner, par l’organisme certificateur dans certains cas, ou un prestataire spécialisé (de nombreux organismes de formation sont aussi « accompagnateurs VAE ») afin de bénéficier d’une aide méthodologique pour :

 

  • décrire les activités et les expériences en lien avec la certification visée,
  • formaliser son dossier de validation,
  • se préparer à un entretien avec le jury de VAE, voire dans certains cas, à une mise en situation professionnelle.

 

L’accompagnement du candidat à la VAE peut être individuel, collectif ou mixte (associant des temps collectifs et une aide individualisée) et peut se réaliser en présentiel et/ou à distance. Tout organisme qui propose cet accompagnement doit informer le candidat sur les conditions d’accueil, les modalités et méthodes utilisées, ainsi que sur la formation et la qualification des intervenants.

En cas de validation « partielle » (si le candidat n’a pas obtenu l’intégralité de la certification), l’accompagnement peut se poursuivre jusqu’à l’obtention de la totalité du diplôme, du titre à finalité professionnelle ou du CQP/CQPI. Le candidat peut aussi être accompagné cadrerecherche d’une formation complémentaire et dans la recherche de financements pour réaliser cette formation.

Un appui à la démarche peut aussi être proposé au sein de l’entreprise, en particulier dans le cadre de projets « collectifs » de VAE (concernant plusieurs salariés, en vue de leur permettre d’obtenir une même certification ou des certifications différentes). Pour compléter l’aide méthodologique apportée aux salariés (rédaction du dossier, préparation aux entretiens et aux mises en situation…), vous pouvez utilement mettre à leur disposition différents outils et documents facilitant la constitution du dossier (ordinateur, imprimante, fiches de poste, comptes rendus d’entretiens professionnels…) et organiser un dispositif d’appui interne (par un manager, un salarié ayant déjà conduit cette démarche…).

 

A noter !

Pour la délivrance de certificats de qualification professionnelle (CQP) dans les branches de l’Hôtellerie, de la Restauration, des Loisirs et des activités du Tourisme, Certidev a mis en oeuvre un réseau d’accompagnateurs formés et labellisés. Chargés d’informer les entreprises et les salariés sur la VAE, d’orienter les candidats vers la certification la plus adaptée à leur situation, d’aider les candidats à constituer leur dossier de validation et, en cas de validation partielle, de rechercher des solutions pour répondre aux préconisations du jury (formation ou expérience complémentaire…), ils sont répertoriés sur le site www.certidev.com

Des procédures simplifiées, en particulier pour les certifications de Branches (CQP)

Contrairement aux idées reçues, la VAE n’est pas toujours un processus long et complexe. Et le dispositif a significativement évolué ces dernières années. Avec la VAE, il est aujourd’hui possible par exemple d’obtenir un certificat de qualification professionnelle (CQP) en moins de 6 mois ou d’acquérir à son rythme, sur plusieurs années, des « blocs de compétences » d’un diplôme ou d’un titre à finalité professionnelle.

En 2016, plus de 20 000 candidats ont obtenu l’intégralité d’une certification par la validation des acquis de l’expérience. Une enquête réalisée en juillet 2016 par l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) auprès de 18 OPCA, dont le Fafih, a montré l’importance de ce dispositif dans l’accès des salariés à la qualification. Dans les Branches de l’Hôtellerie, de la Restauration, des Loisirs et des activités du Tourisme, 95 % des VAE réalisées visaient l’obtention d’un certificat de qualification professionnelle (CQP). Mais la VAE peut aussi aboutir à la délivrance de diplômes ou titres à finalité professionnelle inscrits au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

Afin de faciliter les démarches de validation d’acquis, Certidev accompagne les entreprises et les candidats dans la compréhension des procédures et met à leur disposition des outils facilitant le développement de la VAE (dossier administratif, guides pour le candidat et l’accompagnateur…) : www.certidev.com.

Plusieurs ajustements récents de la réglementation relative à la VAE ont permis de simplifier et d’amplifier l’accès au dispositif :

 

  • En cas de validation partielle, les parties de certification obtenues (« blocs de compétences ») sont acquises définitivement et non plus pour une durée limitée à 5 ans. Le candidat peut donc progresser à son rythme pour acquérir les connaissances et compétences manquantes et obtenir l’intégralité de la certification, à l’aide de formations ou d’expériences professionnelles complémentaires. 
  • Un formulaire unique de demande de VAE devrait être bientôt disponible. L’objectif est d’harmoniser les pratiques, aujourd’hui différentes selon les « organismes certificateurs » (autorités administratives, établissements ou organismes chargés de délivrer les certifications). Ce nouveau formulaire « Cerfa » devrait limiter au strict nécessaire les pièces justificatives à fournir et intégrer les dernières évolutions de la réglementation (réduction de la durée d’expérience exigée, prise en compte de certaines périodes de formation en entreprise…). Un seul document standard sera donc utilisable par tous les certificateurs, pour toutes les candidatures et ce, quel que soit le type de certification visée (diplôme, titre à finalité professionnelle ou CQP/CQPI).
  • Les règles du « congé VAE » ont été aménagées : disparition du « délai de franchise » entre deux demandes de congé VAE dans la même entreprise pour les candidats ayant déjà obtenu une ou plusieurs parties de la certification, suppression des conditions d’ancienneté auparavant exigées des salariés titulaires de contrats à durée déterminée (CDD), possibilité d’augmenter par voie d’accord collectif la limite légale de 24 heures pour la prise en charge de la rémunération du salarié…

 

Ces évolutions devraient donc inciter davantage de salariés et d’entreprises à mobiliser la VAE au cours des prochaines années.

 

Des possibilités de financement variées

De nombreux dispositifs sont mobilisables pour mettre en œuvre et financer la validation des acquis de l’expérience : plan de formation, Compte personnel de formation (CPF), congé VAE… Le choix peut dépendre du projet du salarié, du degré d’implication de l’entreprise dans ce projet et des conditions de prise en charge des frais afférents à la validation.

Dans le cadre de la VAE, le Fafih (ou le Fongecif s’il s’agit d’un congé VAE) peut financer les frais correspondant à l’examen du dossier de recevabilité, à l’accompagnement du candidat, au transport, aux repas et à l’hébergement, à l’organisation de sessions d’évaluation par l’autorité ou l’organisme habilité à délivrer la certification et, dans certaines conditions, à la rémunération du salarié.

 

Si la démarche de VAE s’inscrit dans un projet collectif initié par l’entreprise, elle peut se réaliser dans le cadre du plan de formation. Vous devez alors obtenir l’accord préalable du salarié, la VAE ne pouvant être qu’une démarche volontaire. Une « convention tripartite », signée entre l’entreprise, le salarié et le ou les organisme(s) qui interviennent dans le cadre de la VAE, permet de formaliser l’adhésion du salarié à la démarche et de l’informer des conditions de déroulement de celle-ci. 

 

Le Compte Personnel de Formation (CPF) peut aussi être mobilisé pour financer l’accompagnement VAE dans le cadre d’un projet individuel du salarié ou d’un projet co-construit avec l’entreprise. Il n’est pas nécessaire que la certification visée soit inscrite sur les listes de formation éligibles au CPF pour le salarié (alors que dans le cadre d’une mobilisation du compte pour suivre une formation, l’inscription de la certification sur les « listes CPF » est un préalable obligatoire). Un détail qui a son importance, par exemple si le salarié souhaite obtenir une certification qui ne figure pas sur ces listes. 

Quel que soit le dispositif mobilisé, le Fafih peut prendre en charge les frais afférents à la VAE dans la limite d’un plafond qui varie selon la nature et le niveau de la certification visée. Consultez les conditions de financement.

Enfin, si la VAE résulte d’une démarche personnelle du salarié, sans lien avec les besoins de qualification de l’entreprise, le recours au « congé VAE » peut être privilégié. Aucune condition d’ancienneté n’est exigée mais le salarié doit solliciter une autorisation d’absence s’il souhaite réaliser la VAE sur son temps de travail. La demande d’autorisation d’absence doit vous être adressée au moins 60 jours avant le début des actions de VAE et vous devez répondre dans les 30 jours suivant la réception de la demande. La prise en charge financière du congé VAE est dans ce cas assurée par le Fongecif et non par le Fafih.

 

A noter !

Si le salarié a obtenu une validation « partielle » et qu’une formation complémentaire s’avère nécessaire pour obtenir les savoirs et savoir-faire manquants, ou si le référentiel de certification prévoit le suivi obligatoire d’une formation (par exemple, en matière d’hygiène), la période de professionnalisation peut être mobilisée pour financer cette formation. Aucune durée minimum de formation n’est alors exigée (en cas d’articulation de la période de professionnalisation avec de la VAE, la durée minimale de 70 heures réparties sur 12 mois calendaires au maximum n’est pas applicable). Le financement d’une formation complémentaire peut aussi être réalisé via le CPF si la certification figure sur les listes de formation éligibles pour le salarié, dans le cadre du plan de formation ou d’un congé individuel de formation (CIF).

Contactez votre conseiller Fafih qui vous accompagnera dans le montage financier du dossier.

 

Des multiples atouts pour les entreprises et les salariés

Outil de fidélisation et de motivation des salariés, instrument de sécurisation des parcours professionnels et de développement de l’employabilité des collaborateurs, la VAE a de nombreux effets positifs pour les entreprises comme pour les salariés. Et, sur le plan financier, elle permet d’optimiser les budgets de formation tout en favorisant l’accès des salariés à la qualification.

La VAE présente de multiples avantages pour les entreprises. Elle permet d’accompagner l’évolution des métiers et des mobilités au sein de l’entreprise, sans nécessairement recourir à de la formation. Une solution qui peut permettre de limiter les coûts pédagogiques et l’impact sur l’organisation du travail au sein de l’entreprise, l’absence du salarié étant généralement répartie sur plusieurs mois dans le cadre de la VAE. Ce dispositif a aussi des incidences positives sur la motivation des salariés : le fait de reconnaître officiellement leurs compétences, par la remise d’un diplôme, d’un titre à finalité professionnelle, d’un CQP/CQPI ou d’un ou plusieurs « blocs de compétences » de l’une de ces certifications, renforce généralement leur implication au sein de l’entreprise et leur permet de se projeter plus facilement dans des perspectives d’évolution ou de mobilité.

Gage de professionnalisme, la qualification des collaborateurs permet de développer l’image de marque de votre entreprise, vis-à-vis des clients et des fournisseurs, en attestant de la qualité de vos produits ou services. Outil de gestion des ressources humaines au service de la compétitivité de votre entreprise, la VAE développe l’employabilité des salariés et facilite le déploiement d’une politique de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC). Elle permet aussi à l’entreprise de respecter ses obligations de formation : rappelons que dans le cadre de l’entretien professionnel, vous devez désormais réaliser, pour les salariés justifiant d’au moins 6 ans d’ancienneté, un « bilan récapitulatif du parcours professionnel du salarié ». A cette occasion, vous devez vous assurer qu’au cours des 6 dernières années, le salarié a :

  • suivi au moins une action de formation,
  • acquis des éléments de certification (tout ou partie d’un diplôme, d’un titre à finalité professionnelle, d’un CQP/CQPI…),
  • bénéficié d’une progression salariale ou professionnelle.

Pour les salariés déjà présents dans l’entreprise en mars 2014 (date d’entrée en application de ces dispositions), cet état des lieux devra intervenir pour la première fois en 2020.

 

De nombreux atouts sont également attachés à la VAE côté salariés. Pour ceux qui n’ont pas eu l’opportunité de faire de longues études ou d’obtenir un diplôme dans le cadre de la formation initiale, la VAE permet de faire reconnaître officiellement ses compétences et de sécuriser son parcours professionnel. Ce dispositif est aussi l’occasion, pour les salariés qui exercent des métiers sans lien avec leur formation initiale, d’obtenir une validation des compétences acquises dans le cadre de leurs activités.

Tous les salariés ayant engagé une VAE mettent aussi en avant le fait que la démarche leur a donné plus d’assurance et de satisfaction personnelle. En leur permettant d’être reconnu et considéré par leur entourage et leur milieu professionnel, la VAE leur a donné ou redonné confiance dans leur capacité à évoluer professionnellement, à se former, à progresser… Pour certains salariés, la VAE peut aussi être une voie d’accès à la formation tout au long de la vie, la première étape d’un parcours de professionnalisation ou d’un processus plus global d’évolution professionnelle.

Vous souhaitez en savoir plus sur la VAE ? Consultez le site officiel www.vae.gouv.fr.

 

 
 
 
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